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1 août 2025

Radars de chantier dégradés dans l’Aisne : la Préfecture condamne fermement des actes "complices d’accidents"

Radars de chantier dégradés dans l’Aisne : la Préfecture condamne fermement des actes "complices d’accidents"

Un nouveau radar de chantier a été volontairement incendié dans la commune d’Hary, en Thiérache, provoquant l’indignation des autorités départementales. Cet acte de malveillance, survenu sur un axe routier jugé accidentogène et situé à proximité d’un arrêt de bus, s’inscrit dans une série de dégradations régulièrement constatées sur les dispositifs de contrôle de vitesse dans l’Aisne.

 

Face à cette recrudescence, Guillaume Fichet, sous-préfet et directeur de cabinet de la préfète de l’Aisne, a tenu à réagir avec la plus grande fermeté.

« Nous avons à déplorer, depuis le début de l’année, 26 décès et 90 blessés hospitalisés sur les routes du département. Il faut que tout le monde ait bien conscience que les personnes qui brûlent des radars sont complices de ces accidents. »

 

Les forces de l’ordre sont pleinement mobilisées pour identifier et interpeller les auteurs de ces dégradations volontaires.

 

Des conséquences lourdes, tant sur la sécurité que sur le plan judiciaire

Outre leur rôle dissuasif face aux excès de vitesse, les radars de chantier ont une fonction essentielle dans la prévention des accidents sur les zones sensibles, souvent en travaux ou en proximité d’usagers vulnérables. Leur destruction contribue à une augmentation des comportements dangereux et aggrave l’insécurité routière.

 

Le code pénal est sans ambiguïté : la dégradation ou la destruction de radars est un délit. Conformément aux articles 322-1 et 322-2, les contrevenants risquent jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende, assortis d’une inscription au casier judiciaire, aux conséquences durables.

 

Le sous-préfet rappelle également que ces actes ont un coût financier important. Le remplacement du radar incendié à Hary nécessitera plusieurs dizaines de milliers d’euros, des fonds qui auraient pu être investis dans des actions concrètes de sécurité routière.

 

« 80 % des recettes issues des radars sont réinvesties dans la politique de sécurité routière.

Chaque radar détruit, ce sont des moyens perdus pour renforcer la protection des usagers, améliorer le réseau ou équiper les zones à risques », insiste Guillaume Fichet.

 

L’État déterminé à faire payer les responsables

La préfecture de l’Aisne assure que toutes les actions nécessaires seront engagées pour faire peser le coût des réparations sur les auteurs identifiés. Ces derniers devront non seulement répondre de leurs actes devant la justice, mais aussi assumer les conséquences financières de leurs dégradations.

 

La déclaration du directeur de cabinet s’inscrit dans une politique de tolérance zéro face aux comportements qui mettent en péril la vie des usagers de la route.

« Ce n’est pas un acte de rébellion ou d’humour, c’est un acte grave, lourd de conséquences humaines. »

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Premier Média digital gratuit de l'Aisne Association AISNE-INFO - R.N.A. : W022001775 - Parution au Journal Officiel : 20120038 du 22/09/2012 - N° d'annonce : 14 - Déclaration à la préfecture de l'Aisne - Date de la déclaration : 7 septembre 2012. SIRET : 797 664 075 - (APE) : 6010Z - ISSN 2270-3659. Siège social : 1 rue Jean Zay - 02000 LAON
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