Aisne : Un élevage canin clandestin découvert dans des conditions insoutenables
À la suite d’une enquête menée pour des faits de vol, les gendarmes de l’Aisne ont fait une découverte glaçante lors d’une perquisition. Accompagnés des services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), les militaires ont mis au jour un élevage canin clandestin, dissimulé à l’abri des regards.
Sur place, le constat est sans appel et profondément choquant. Les animaux vivaient dans des conditions sanitaires déplorables, entassés, privés de soins essentiels, sans hygiène ni suivi vétérinaire. Une situation jugée totalement indigne et inadmissible par les autorités. L’état de certains chiens témoignait de longues semaines, voire de longs mois, de négligence et de souffrance. Face à l’horreur des lieux, les images prises lors de l’intervention sont telles que les autorités ont fait le choix de ne pas les diffuser.
Alertée par la gendarmerie, la SPA d’Hirson – Refuge du Vivier, épaulée par ses bénévoles, est intervenue dans l’urgence afin de prendre en charge l’ensemble des chiens. Les animaux ont été placés en sécurité, où ils bénéficient désormais de soins, d’un suivi vétérinaire et de l’attention indispensable à leur rétablissement.
Le propriétaire des lieux a été rapidement présenté devant la justice pour répondre de ses actes. Le tribunal a rendu sa décision : 10 mois de prison avec sursis, 200 euros d’amende, ainsi que la confiscation définitive des chiens. Il lui est également interdit de détenir un animal pendant trois ans et d’exercer toute activité professionnelle en lien avec les animaux pendant cinq ans.
Les gendarmes de l’Aisne rappellent qu’ils restent pleinement mobilisés pour la protection des plus vulnérables, y compris ceux qui n’ont pas la possibilité de se défendre ou de faire entendre leur voix.
Rappel important : la maltraitance animale constitue un délit pénal. Si vous êtes témoin de faits similaires ou suspectez une situation de maltraitance, il est essentiel de réagir. N’hésitez pas à contacter votre brigade de gendarmerie ou à composer le 17.
Hervé Boutelier
/image%2F1434226%2F20260209%2Fob_083384_627347733-1372106264953943-27026688501.jpg)